Wednesday, May 7, 2008

Uluru (en français)

Cette fois-ci, ça va être plus près de la version originale, car je viens de l'écrire !

Avant de venir ici et après avoir vu tant de documentaires, nous pensions que nous serions peut-être un peu blasé au vu de Uluru (Ayers Rock). Eh bien, non, pas de tout. Comme tout le monde, on a pris des dizaines de photos qu'il va falloir trier pour ne garder que les meilleurs. A chaque tournant, à chaque changement d'ensoleillement, c'est différent.. Soit on bouge, soit on reste sur place, c'est toujours différent. La couleur dominante est le rouge, mais il y a des rainures noires et des trous qui casse la monotonie et laisse travailler l'imagination. A un endroit, il y a un bout de roche qui a glissé, laissant apparaître du gris et beige à l'intérieur et des coulures de rouge à la surface, comme si on avait tout peint et que le peinture se serait trouvé à cour de peinture.

Sur la route depuis Kings Canyon, il y a une autre montage solitaire, le Mont Connor, que nous avons, à première vu, mépris pour Uluru, tout en pensant que c'était drôlement gros pour être encore si loin (plus de 100km.). Une fois le mystère résolu au "point de vue Mt. Connor", nous sommes repartis et Uluru est bien visible de très loin. Cette fois-ci, par contre, on a bien reconnu la forme. Et aussi loin sur la droite est une autres formation qui ressemble à un tas d'œufs. Il s'agit de Kata Tjuta (Les Monts Olgas) et notre impression d'œufs n'était pas trop loin car cela correspond bien à l'histoire de la création locale selon les Anangu (Aborigènes, dans leur langue).

Il y a quelque chose dans ces histoires de création qui sont très similaires aux histoires de la création dans la tradition Navajo. Je me demande si quelqu'un aurait fait une étude comparative entre les histoires des aborigènes en Australie et le amérindiens.

Sur la route ici, nous avons vu des chameaux (dromadaires, pour être précis) qui mangeait dans les arbres. Nous savions qu'il y a des chameaux sauvage (On en a importé en Australie au milieu du 19è siècle et des échappés se sont multiplié. Ils sont environ 500 000.) et nous avions suspecté qu'ils étaient peut-être les animaux qui laissaient de si grosses traces de leur passage et en si grande quantité.

Nous avons aussi remarqué un arbre, que j'avais pris, à première vu, pour un pin. L'arbre mature ne ressemble pas à l'arbre jeune. Il commence sa vie comme une arbuste en forme de goupillon pour biberons – tout couvert de feuilles. Au fur et à mesure qu'il pousse, il continue à porter ses feuilles sur tout le tronc (des feuilles tellement fin et long que je les prenait pour des aiguilles de pin). C'est ce qui lui donne son apparence d'arbuste. Enfin, vers 4 ou 5 mètres de haut, il perd les feuilles vers le bas de son tronc et commence à former ses branches, mais c'est encore un arbre fin. Ensuite, à maturité, les branches prennent forme et les feuilles ne poussent qu'à leurs extrémités. C'est enfin un arbre, une espèce de chêne. Ce que je croyait être des pommes de pin sont, parait-il, des glands en bouquet.

Nous avons fait le tour d'Uluru et presque tout un tour autour de Kata Tjuta. Nous avons vu le coucher de soleil sur Uluru hier soir et le lever ce matin. Nous avons passés un bon moment au centre culturel, qui est très bien fait. Je sais que je comprends mieux les Anangu (Aborigènes). J'aurais voulu marcher un peu plus, mais ce n'est pas un bon jour pour moi, alors j'ai eu le temps d'écrire et de charger les photos sur la clé USB. Cet après-midi, repos et demain, Sydney, où on retrouve Emma et Laurent.

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